La 13ème édition du Forum Social Mondial s’est terminée le 17 mars 2018

La 13ème édition du Forum Social Mondial (FSM 2018) s’est terminée le samedi, 17 mars 2018. Environ 1 500 collectifs, organismes et entités enregistrées y ont proposé plus de 1300 activités autogérées. Le ROJEP était du nombre.

rojep au fsm 2018Le FSM 2018 a regroupé de nombreux mouvements sociaux et organismes brésiliens et internationaux, venus débattre et travailler ensemble sur des thématiques clés telles que la lutte contre le racisme, l’affirmation des droits de la femme ou la préservation de l’environnement. Ce forum a été marqué par l’assassinat de la conseillère municipale Marielle Franco, dans un contexte social brésilien davantage alarmant.

Parmi les leaders politiques présents à cette rencontre internationale, il y a eu les anciens présidents du Brésil (Luiz Inácio Lula da Silva et Dilma Rousseff), d’Argentine (Cristina Fernández), d’Uruguay (José Mujica), et du Paraguay (Fernando Lugo). Quelques-uns d’entre eux ont été présents à l’occasion d’un évènement organisé pour la défense de la démocratie, tenu dans la soirée du mercredi 14 mars, au stade Pituacu à Salvador de Bahia.

Du côté du Forum mondial théologie et libération (FMTL), le 16 mars était une journée pour les personnes participantes de prendre part exclusivement aux diverses activités du FSM. L’avant-midi de cette journée était consacré à la tenue d’une Assemblée mondiale des femmes, une réunion organisée pour reconnaître l’urgence du respect de leurs droits et de discuter des questions telles que le «féminicide» et combattre toute forme de violence contre la femme. Dans l’après-midi, il y avait entre autres l’Assemblée mondiale des peuples, mouvements et territoires en résistance, rencontres qui avaient lieu dans les camps des peuples autochtones.

La 13ème édition du FSM a réuni pas moins de 60.000 personnes issues de 120 pays différents. Si la mobilisation semble toujours d’actualité, elle semble moindre par rapport à une époque. Voici un article qui mesure la portée du FSM et son utilité et qui fait, en quelque sorte un bilan du FSM 2018 :

13e édition du Forum social mondial au Brésil : quel bilan

Diverses photos:

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Quatrième journée au FMTL/ FSM 2018

Autochtones au Mato Grosso du Sud : le chat peut-il déjouer le jaguar ?

Au commencement du monde, le chat, qui avait bien des tours dans son sac, a montré beaucoup de choses au jaguar. Pourtant, il a pris soin de ne pas lui apprendre tout ce qu’il savait. C’est bien ce qui lui a sauvé la vie quand le jaguar a voulu le tuer : il a échappé à ses griffes en exécutant un saut qu’il s’était bien gardé d’apprendre au super prédateur….

Hier, le 15 mars, Élise Couture-Grondin et Jean-François Roussel ont assisté à une présentation faite par des autochtones du Mato Grosso du Sud. Cet état de l’ouest du Brésil se trouve en région amazonienne ; on y trouve une sauvagerie digne du Far West. La situation des Autochtones y illustre d’une manière particulièrement choquante l’intensité de la violence vécue par les peuples autochtones des Amériques.

Des représentants des peuples Pelo et Guarani ont présenté les faits suivants. Dans le Mato Grosso du sud, les autochtones sont pourchassés par de grands propriétaires terriens, avec la complicité du gouvernement, expulsés de leurs terres, assassinés. Ce ne sont pas seulement des fiers-à-bras ou groupes de mercenaires qui les « persécutent » mais la police militaire.

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Un des présentateurs racontait comment une telle expulsion avait détruit tous les points d’orientation de sa communauté, qui vit désormais sans but.

15 leaders autochtones de la région ont été assassinés au cours des dernières années, en toute impunité. L’une de ces leaders a été assassinée la semaine dernière. Pour ne pas exposer leurs leaders, les autochtones ne dévoilent pas publiquement leurs noms.

Nombreux sont les autochtones arrêtés, torturés, exécutés de façon sauvage ; celles et ceux qui survivent sont condamnés à des peines de prison de plusieurs années. Les femmes et les enfants n’y échappent pas ; la terreur et les traumatismes subis en enferment plusieurs dans le silence.

Quant aux familles autochtones qui refusent d’obtempérer lorsque des groupes armés débarquent et ordonnent de partir, elles peuvent être enfermées dans leurs maisons, auxquelles on met le feu.

Personne n’a jamais été condamné pour ces atrocités. Et pour cause. Alors qu’une jurisprudence commençait à se créer en faveur des autochtones, le gouvernement brésilien a adopté une loi stipulant que les tribunaux n’ont pas à en tenir compte dans le règlement des litiges avec des autochtones. Cela semble être le seul cas au Brésil où la loi prévoit une telle exemption.

« On arrose la terre avec le sang des enfants qu’on tue ». Dans les orphelinats, la grande majorité des enfants sont autochtones. Le suicide frappe chaque semaine, emportant même des enfants de 8 ans.

Pourtant les autochtones du Mato Grosso du Sud sont résilients, tel un chat qui a neuf vies. De 160.000 personnes en 1967, ils sont plus de 1 million aujourd’hui. Pourquoi ? J’ai demandé à un collègue brésilien qui m’a simplement répondu : « Bonne question ». Au Brésil comme au Québec, cette réponse traduit l’ignorance. Une ignorance qui reste la mienne.

Comment adopter la stratégie du chat ? Un des porte-paroles a parlé de créer une instance de coordination des peuples autochtones. Il a aussi plaidé pour des alliances avec d’autres exclus : afro-brésiliens, quilombolas (métis), sans-terres, et à fortifier les alliances existantes. Tous ces groupes peuvent devenir plus forts en mettant en commun leurs forces respectives.

Depuis notre arrivée à Salvador de Bahia, c’est de la réalité afro-brésilienne qu’il a été question. Une réalité faite de racisme et de pauvreté. Cet atelier sur les autochtones nous place face à la continuelle dépossession vécue par les peuples autochtones, mais aussi à leur étonnante résilience.

Rédigé par Jean-François Roussel


Lancement d’un premier recueil issu du FMTL de Montréal (2016)

Lundi, premier jour du FMTL, le premier recueil issu du FMTL de Montréal (2016) a été lancé par le directeur de la publication, Jean-François Roussel, du Centre de théologie et d’éthique contextuelles du Québec. Publié chez Oikos Editora, à Sao Leopoldo, Brésil, recueil international porte pour titre : Decoloniality and justice : theological perspectives. Denise Couture a fait aussi partie du comité scientifique de ce recueil, qui comprend des chapitres écrits à partir des présentations faites par 14 auteurs au FMTL de 2016.

Le second recueil, en cours de production, devrait paraître au début de 2019 chez Novalis. Denise Couture, Nelson Tardif et Jean-François Roussel sont à pied d’œuvre pour compléter ce livre. Il s’adressera à un public francophone et d’abord québécois.

couverture livre fmtlLe livre lancé ce lundi réunit des textes écrits soit en anglais, espagnol ou français. Il est divisé en deux grandes parties : une première aborde le thème du colonialisme et de la décolonisation, d’une part par l’étude de pratiques décolonisatrices, d’autre part par des textes plus conceptuels sur l’approche « décoloniale ». Cette première partie reflète un des points saillants du forum tenu à Montréal.

DSC_1212La seconde partie couvre 4 thèmes qui composent autant de dimensions de la justice. D’une part, deux contributions féministes, l’une de l’Inde et l’autre de Denise Couture à propos du discours du pape François sur les femmes. D’autre part, la justice environnementale, avec deux contributions de théologiens latino-américains. Ensuite, le dialogue interreligieux et la rencontre interculturelle dans la construction de la justice. Finalement, une contribution de Michel Beaudin sur la dimension faussement sotériologique des politiques d’austérité, à partir du cas québécois. Jean-François Roussel signe l’introduction, qui présente à un public international le contexte historique et présent d’une théologie contextuelle québécoise, dans l’héritage déjà lointain de la Révolution Tranquille.

Auteur-e-s, par ordre d’apparition : Jean-François Roussel, Lee Cormie, Michel Andraos, Néstor Medina, Becca Whitla, Eleazar López Hernandez, Steven Battin, Joëlle Morgan, Denise Couture, José Maria Vigil, Erico Hammes, Luiz Carlos Susin, Juan José Tamayo, Michel Beaudin.

Article rédigé par Jean-François Roussel


Migration et développement

Les enjeux liés à la migration et le développement ont été discutés au Forum Social Mondial lors d’un panel intitulé :   «Pacto Global de Migrações e os desafios para os movimentos sociais na governança mundial das migrações».

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Des réflexions intéressantes ont été partagées :

  • Dans le monde, 1 personne sur 7 est, ou a été migrante interne
  • La vulnérabilité  des migrants et les défis que les travailleurs saisonniers doivent confronter
  • La décision des États-Unis de se retirer du Pacte Global de la migration  (à savoir de se retirer du Pacte qui aura lieu à l’automne 2018).
  • Les nouveaux points de départ qui feront partie de l’agenda  dudit Pacte
  • Le Pacte doit être négocié et adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies. Il devrait fournir le cadre de valeurs et les bases des politiques migratoires nationales futures.

Rédigé par Sandra Sanchez


Visions d’un monde meilleur: Autochtones, immigrants, réfugiés, francophones, et anglophones au Québec

Présentation d’une vidéo conçue par David Millar, un court métrage composé d’extraits des entrevues.

En savoir davantage et accéder à la vidéo


Agir pour la vie

L’activité du ROJEP a été présentée au FSM le 15 mars devant un public jeune, très enthousiaste, majoritairement francophone (Québec, Suisse, France …) dans ce FSM 2018 à forte teneur portugaise. Les acteurs et actrices du ROJEP se sont, une fois de plus, illustré(e)s sur scène pour caricaturer une situation qui talonne notre monde: la gestion responsable de notre maison commune.

Et en photos …

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Troisième journée du FMTL 2018

Deux ateliers de l’axe Féminisme du Forum social mondial

Pour notre premier avant-midi du Forum social mondial, nous voulions aller entendre des femmes brésiliennes. Dans un atelier de l’axe Féministe, l’animatrice a présenté les enjeux dans la vie des femmes au Brésil. La salle était composée de Brésiliennes provenant de partout au pays et de quelques femmes internationales. Tout se passait en portugais avec une traduction chuchotée. L’échange a été dynamique, les femmes prenaient spontanément la parole à partir de leurs expériences.

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Le niveau de violence subie par les femmes au Brésil donne froid dans le dos dont une statistique sur les féminicides. Comme dans toutes les autres sociétés, cette violence quotidienne instituée est une manière puissante de maintenir en place les multiples oppressions subies par les femmes. On a discuté des revendications légales, de l’attitude de la police et des manières concrètes de se protéger pour survivre. Les statistiques officielles (infra) doivent être multipliées par quatre selon l’animatrice.

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Dans un deuxième atelier, le groupe Católicas pelo Direito de Decidir (Catholiques pour le droit de choisir) a ouvert une discussion sur le genre et la religion en lien avec les droits procréatifs des femmes. Les intervenantes ont montré comment la violence faite aux femmes est justifiées par la religion. Elles soutiennent comme principe du catholicisme la liberté de conscience et elles utilisent comme stratégie pour contrer les discours religieux fondamentalistes d’ouvrir les questions à la complexité.

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Il est ressorti clairement que sous la pression de discours religieux conservateurs, on assistait mondialement à une remise en question du droit des femmes à l’avortement. Au Brésil, il y aurait dans ce sens une augmentation du contrôle de la sexualité et des corps des femmes. Une difficulté réside dans le fait qu’il n’y a jamais eu de consensus, dans ce pays, sur la question de l’avortement.

Un atelier du FMTL sur les peuples autochtones

En début de soirée, deux théologiens, Jean-François Roussel et Michel Andraos, ont abordé le défi de décoloniser la penser, l’agir et la théologie. On admet désormais le génocide des peuples autochtones, la perpétuation du colonialisme dans le temps présent et l’immensité de la violence légitimée par le christianisme. Michel Andraos a souligné comment, à Vatican II, l’Église catholique, qui s’était ouverte au monde, n’en avait alors pas encore prise conscience. On n’y dit pas un mot sur le colonialisme. La mémoire des 500 ans de la Conquête des Amériques, en 1992, a initié une remise en question du colonialisme inscrit structurellement dans le christianisme, que nous avons à ce jour à peine commencé à défaire.

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Après les présentations, s’en est suivi un échange en cercle entre les personnes participantes. Il fut profond et marquant. Nous avons discuté entre autres des manières de poursuivre la conscientisation et de développer des stratégies décoloniales. Nous nous sommes quittés avec le sentiment qu’il y a tant à faire!

Élise Couture-Grondin et Denise Couture

Le 14 mars 2018


ÉTUDES D’IMPACT MENÉES PAR LES COMMUNAUTÉS: ALTERNATIVES POUR PRÉVENIR LES DOMMAGES ET RECHERCHER DES RÉPARATIONS EN CAS DE PROJETS D’AFFAIRES

par Ercilia Ferrera, CND.

Nous avons commencé l’atelier et le débat en partageant ce que nous savons sur:

  • les études d’impact environnemental
  • les études d’impact social
  • les études d’impact sur les droits de l’homme

img_3103.jpgLes études d’impact visent à créer une méthodologie d’évaluation axée sur les impacts et ce qu’elle peut générer. Quand nous voyons des projets miniers, hydroélectriques ou autres, nous nous concentrons parfois sur l’impact environnemental et social, et nous ne touchons pas aux Droits de l’Homme, c’est-à-dire que nous ne parlons pas des droits des parties intéressées, ou impliquées dans le processus. Et il est important qu’il y ait un cadre légal, il faut générer un processus et une dynamique au sein des communautés.
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Les droits des communautés touchées doivent être reconnus. Elles peuvent résister aux projets, les arrêter ou empêcher leur réalisation. Aider les communautés à visualiser les impacts, et cela grâce à une méthodologie – (« All of Law » – méthodologie créée au Canada). On doit évaluer les dommages et évaluer en même temps leur réparation, et il existe plusieurs niveaux de réparation: réparation complète, réparation des liens émotionnels, etc. Cette réparation implique un long processus d’écoute des communautés, des personnes affectées et de leur autonomisation, anticipant la mobilisation des communautés et créant une résilience.

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Il est également important de confronter les investisseurs – d’aller vers le secteur privé, d’utiliser des mécanismes de justice, surtout lorsque les informations nécessaires ont été recueillies. Voir les différents impacts générés par ces projets, le bruit, la poussière, la pollution de l’eau, la génération de tremblements de terre, etc. il s’agit d’influencer. Il faut également affronter toutes les difficultés techniques, les politiques, et cela nécessite de la technologie et de l’argent. Nous avons été édifiés par le partage des expériences de réparation au sein de la communauté de Piquiá de Baixo, et la confrontation des investisseurs de l’exploration minière d’or à Puebla, au Mexique.

Deuxième journée du FMTL et marche d’ouverture du Forum social mondial 2018

Le deuxième jour du Forum mondial théologie et libération a été marqué, entre autres, par l’activité préparé par le ROJEP et quelques-uns de ses membres, notamment la congrégation Notre-Dame (CND) et les oblates franciscaines de Saint-Joseph (OFSJ).

 

DSC_1235Dans la première partie de l’activité, les acteurs d’un sketch, co-écrit avec Isabelle Forest de l’organisme Espace Art Nature et sous son encadrement artistique, ont illustré une situation conflictuelle autour de l’eau dans une communauté locale. En se servant de la méthodologie du théâtre des opprimés, le modérateur a convié les membres du public à intervenir à des moments clé où ils pensent pouvoir dire ou faire quelque chose qui infléchirait le cours des événements.DSC_1261.JPG

Dans la deuxième partie de notre activité, Sandra Sanchez et Bineta Ba ont fait chacune une présentation destinée à sensibiliser les participants à l’urgence de mettre en œuvre des actions-solutions concrètes afin de préserver, conserver et gérer l’eau de la planète dans une perspective inclusive et durable.

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Powerpoint de la présentation de Sandra

Powerpoint de la présentation de Bineta

La marche d’ouverture du FSM 2018

IMG_0487Dans une ambiance festive à la brésilienne, la marche d’ouverture, partie de la Place du 2 juillet au Centre-ville de Salvador, s’est achevée à un point de convergence quelques 2 kilomètres plus loin, au Centre historique. Les organisations de la société civile du brésil se sont vraiment bien mobilisées pour cette activité internationale, qui réunit les organisations citoyennes du monde entier sensibles à la cause altermondialiste. DSC_1269.JPGOn entendait, de temps à temps, retentir le slogan du FSM 2018 : « Résister, c’est créer ; Résister, c’est transformer !»

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Texte et photos par Ferdinand Djayerombe Vaweka, 14 mars 2018

Première journée du Forum mondial théologie et libération 2018 à Salvador de Bahía

Le Forum mondial théologie et libération s’est ouvert le 12 mars 2018 à Salvador de Bahía au Brésil par une journée en plénière bien remplie. Nous avons entendu 13 conférences sur divers aspects de la libération d’un point de vue théologique, par des personnes provenant d’Asie, d’Afrique, d’Europe, d’Amérique du Nord et, surtout, d’Amérique Latine et du Brésil.

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La journée a commencé par un rituel intereligieux, chrétien de diverses confessions, religions africaines et islam. Après les mots de bienvenue venant de chaque tradition, les personnes célébrantes ont entonné le chant des trois races.

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On a béni l’eau qui lie toutes les traditions et on a prié le « Dieu, artisan de l’univers, source de lumière de l’air et de la couleur ».

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Soulignons que Romi Marcia Benck, Sonia Gomez Mota, Ana Gualberto et Bianca ont présenté le contexte géopolitique, religieux et des relations de genre à Salvador (2.9 millions d’habitants), la capitale de l’État de Bahía (15 millions d’habitants). De ce nombre 79 % sont noirs, 19 % blancs, et 1.2 % autochtones. En ce qui concerne les religions, 65 % s’identifient comme catholiques, 17 % évangéliques, 12 % se disent sans religion, 4,7 % de religions africaines et 1.3 %, spiritualistes. Les personnes de religions africaines subissent une discrimination quotidienne. On leur retire leur foulard, on les frappe dans la rue, on les insulte, sans bénéficier d’une protection policière et subissant même des abus de leur part.

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Ana Gualberto a indiqué que de nombreuses personnes évitaient de se dire membres de religions africaines pour se protéger. Elle a dit que le racisme représente l’enjeu social majeur à Salvador.

Élise Couture-Grondin et Denise Couture

Le 12 mars 2018

Une diapo tirée de la présentation de Kochurani Abraham

Why no resistance to gender violence?

  • Kinship roles
  • Religious socialization is a major factor casting women in a gendered mould
  • Contradictory consciousness: difficulty to dispute the hegemony of dominant groups
  • «Oppression runs deep indeed when religion steps in to reinforce it by taking a grip on our conscience and persuading us from within, to kiss our chains and cherish the lashes»

(Samuel Ryan)

 

 

Forum Social Mondial et Forum Mondial Théologie et Libération 2018

 

La congrégation Notre-Dame (CND), les oblates franciscaines de Saint-Joseph (OFSJ), le ROJEP (Réseau Œcuménique Justice Écologie et Paix) et ses quelques autres membres (Antennes de paix, GTAS, CETECQ, entre autres) seront présents au prochain Forum social mondial qui aura lieu à Salvador-Bahia (Brésil), du 12 au 17 mars 2018.

Le ROJEP, la CND et les OFSJ participeront aux deux forums pour y présenter, entre autres, une activité de sensibilisation sur l’urgence d’agir pour notre maison commune.

 

Atelier/Panel sur l’écologie

Thème : Agir pour la vie!

Conçue et présentée par :

  • Bineta Ba, coordonnatrice du Réseau de justice sociale de la CND
  • Ferdinand Djayerombe Vaweka, Coordonnateur du ROJEP (Réseau Œcuménique Justice, Écologie, Paix)
  • Sandra Sanchez, responsable du comité solidarité partage des Oblates Franciscaines de Saint-Joseph

L’activité que nous proposons est destinée à sensibiliser les participants à l’urgence de mettre en œuvre des actions-solutions concrètes afin de préserver, conserver et gérer l’eau de la planète dans une perspective inclusive et durable.

Objectifs spécifiques

  1. A travers un sketch participatif engageant le public comme spec – acteurs (acteurs spectateurs), dévoiler les enjeux liés à l’eau au niveau micro et macro sectoriel.
  2. Susciter l’empathie entre les humains qui se mettent ensemble en œuvrant pour des solutions concrètes.
  3. Accroitre les connaissances du public au sujet des enjeux liés à l’eau exposés par un panel d’expert.

Inspiré du projet de spectacle de danse sur le thème des changements climatiques présenté par la Congrégation de Notre-Dame (CND) au Forum Social Mondial de 2016 à Montréal, ce projet s’inscrit dans la même lignée qui est d’utiliser l’art comme moyen d’information, de sensibilisions et de conscientisation sur les actions dévastatrices des êtres humains sur la planète.

Le programme, d’une durée d’UNE heure, se divise en DEUX parties:

Partie 1. Sketch

Depuis quelque temps, les humains sont conscients des changements climatiques et du stress hydrique qui en est l’une des conséquences. Plusieurs initiatives ont été mises en œuvre, mais le cumul d’actions initiées n’a pas permis de renverser la tendance. Amener ce sujet à travers une performance théâtrale pourrait créer un espace de dialogue dynamique et participatif pour plus de compréhension et d’actions.

Les acteurs improviseront un sketch qui illustre une situation conflictuelle autour de l’eau dans une communauté locale. À la fin de la scène – dont la conclusion sera catastrophique -, le modérateur proposera de rejouer le tout et conviera les membres du public à intervenir à des moments clé où ils pensent pouvoir dire ou faire quelque chose qui infléchirait le cours des événements.

Partie 2. Panel

Le panel d’experts qui travaillent sur des enjeux climatiques permettra de compléter le contenu exprimé dans la première partie.  Deux experts apporteront des précisions et des idées afin de sensibiliser et d’impliquer chaque participant à utiliser “sa propre clé” pour résoudre les problèmes majeurs auxquels nous devons nous attaquer rapidement.

Expert 1: Stress hydrique : état de lieu – Sandra Sanchez

Expert 2: Eau – solution au Cameroun – Bineta Ba

Bio des personnes ressources pour notre Atelier/Panel sur l’écologie

Bineta Ba

US Visa D-160(Fichier numérique)Bineta Ba est une experte en droits humains, justice sociale et environnementale. Forte de 18 années d’expérience de travail dans la solidarité et la coopération internationale pour le développement, elle a travaillé en Afrique, en Amérique du Nord et en Europe où elle était basée à Genève. Bineta a travaillé pour des ONG Internationales comme la Croix Rouge Canadienne, World Vision et DNDi. Elle est présentement Coordonnatrice du Réseau International de Justice sociale de la Congrégation de Notre-Dame, poste qu’elle occupe depuis 8 ans. Bineta a une Maîtrise en Études du Développement et Coopération Internationale de l’Institut des Hautes Études Internationales et du Développement de Genève.

Sandra Sanchez

photo sanSandra Sanchez est une économiste passionnée de droits humains et de la justice sociale, comptant plus de quinze années d’expérience dans le secteur privé, de la coopération internationale et les OBNL. Elle a une Maîtrise en Économie de l’Université de Sherbrooke, un Baccalauréat en gestion des affaires internationales de la Kean University, New Jersey, États-Unis, ainsi qu’un Baccalauréat en Économie de l’Universidad Nacional de Colombia, Bogotà, Colombie.

Actuellement, Sandra Sanchez travaille comme responsable du comité de priorité dans les dons pour la Fondation Marie-Anne Lavalée, laquelle fournit le soutien financière  aux différents projets.

Elle s’implique dans différentes organisations comme bénévole ou membre du conseil d’administration. Parmi ces organisations : le ROJEP, le Comité d’Action Contre La Traite Humaine Interne et Internationale (CATHII), le Regroupement pour la responsabilité sociale des entreprises (RRSE), Développement et Paix, Cuso International, la Société d’Alzheimer de Montréal, les Petits frères des pauvres, l’Organisation des Nations Unies – ONLINE Volunteers.

Ferdinand Djayerombe Vaweka

Photo Paix 6Détenteur d’une licence en droit de l’université de Kinshasa (RD Congo), ainsi que d’une Maîtrise en résolution pacifique des conflits de la Eastern Mennonite University (É-U), il a travaillé dans la région des Grands Lacs d’Afrique avec diverses ONG de Droits Humains, particulièrement celles impliquées dans le processus de pacification de cette région.

Outre son expérience en animation et en facilitation, il est très impliqué dans différentes questions de justice sociale au sein de plusieurs organismes canadiens, notamment avec Antennes de paix /Pax Christi Montréal dont il est l’actuel président. Ferdinand a aussi travaillé, pendant quelques années, comme appui technique au bureau régional de Montréal de Développement et Paix, l’organisme officiel de solidarité internationale de l’Église catholique au Canada.

Il assure, depuis 2014, la coordination du Réseau Œcuménique Justice Écologie et Paix (ROJEP), une plateforme qui regroupe une trentaine d’Églises et de groupes chrétiens québécois qui mettent leur force en commun dans la réflexion et dans l’action pour faire avancer des causes de justice, de paix et d’intégrité de la création.

Alessandra Pozzi

photo Alessandra-1Complètement fascinée par les cultures étrangères et animée d’une grande soif d’apprendre, son implication citoyenne vise à lutter pour la justice sociale et l’inclusion. Il a gradué de l’Université Concordia au baccalauréat en science politique et espagnol avec une mention de grande distinction et complété plusieurs séjours d’études à l’étranger, dont à Cambridge et Sciences Po. Suite à des expériences de stage en Amérique latine, Alessandra travaille maintenant depuis près de trois ans au sein d’un organisme de coopération internationale. Elle poursuit également des études de façon ponctuelle, notamment en gestion de projet au cycle supérieur et en langue arabe et en portugais.

Alison Abrego

AlisonAlison effectue présentement un stage au Bureau de consultation jeunesse. Passionnée de la vie, indignée et impliquée sont des états qui la représentent bien et qu’elle apporte avec elle au Forum social mondial. Parler d’anti-racisme, de féminisme, d’équité et de justice sociale au Brésil lui fait énormément vibrer.  Les yeux et la voix de la jeunesse sont au cœur de sa participation au FSM.

Rodney Dorvelus

RodneyTravailleur communautaire au Bureau de Consultation Jeunesse depuis près de 10, Rodney Dorvelus, travaille avec la jeunesse vers une transformation sociale. Il croit en l’autonomie des individus et milite pour, l’égalité et l’équité, lutte contre toutes les formes d’oppressions et mets de l’avant la justice sociale la liberté et la solidarité. “ C’est en impliquant les personnes principalement concernées par les enjeux, que des solutions alternatives peuvent émerger à long  terme…” C’est pour cela que Rodney et le Bureau de Consultation Jeunesse s’assurent de mettre les jeunes au centre de tout.